Les Snats - Savoir-faire et méthodo

Alliant les connaissances naturalistes traditionnelles, avec une approche fonctionnelle des écosystèmes, en s'aidant des outils technologiques modernes (cartographie numérique, analyse bio-acoustique...):

Prestations proposées

Références et CV


Méthodologie employée pour les inventaires

Les indications qui suivent donnent les grandes lignes des méthodes habituellement employées lors des inventaires de faune et de flore. Ces méthodes peuvent être adaptées au cas par cas, en fonction des particularités du terrain, du calendrier de prospection, et du degré de précision souhaité pour les inventaires.

L'inventaire de la flore porte sur les plantes supérieures (phanérogames et cryptogames vasculaires). Il est effectué, dans la mesure du possible, pendant la période de végétation active (printemps et début d'été), et peut être complété en fin d'été ou en automne pour certains milieux particuliers (zones littorales, milieux saumâtres...), ou pour des groupes d'espèces à floraison tardive (certaines apiacées, chénopodiacées, certaines plantes aquatiques...). Pour la France, la nomenclature botanique utilisée est celle de Kerguélen: "Index synonymique de la flore de France" (fichiers téléchargeables sur le site de l'INRA).

L'inventaire des communautés végétales repose sur la technique du relevé phytosociologique mis au point par Braun-Blanquet, et reprise par Guinochet, 1973: "Phytosociologie" (Masson éd.). Cette technique consiste à noter l'ensemble des plantes présentes sur une surface floristiquement homogène, et à leur attribuer un coefficient d'abondance-dominance selon l'échelle suivante:

+ : simplement présent (recouvrement et abondance très faibles).
1 : abondant et recouvrement faible ou assez peu abondant avec un plus grand recouvrement.
2 : très abondant ou recouvrement supérieur à 5%.
3 : recouvrement de 25 à 50%, abondance quelconque.
4 : recouvrement de 50 à 75%, abondance quelconque.
5 : recouvrement supérieur à 75%, abondance quelconque.

Les relevés sont ensuites triés pour faire ressortir les espèces caractéristiques et différentielles de chaque groupement échantillonné. Une correspondance est donnée avec la nomenclaturee "Corine Biotope" pour les syntaxons de rangs supérieurs.

L'inventaire des mammifères est basé sur l'observation directe des animaux, et sur la recherche d'indices de présence (terriers, nids, cris, couches, empreintes, fèces, reliefs de repas...), et complété:

- Pour les Chiroptères: par l'identification en vol des chauves-souris à l'aide d'un détecteur d'ultrasons (période de transit et de reproduction), et par la recherche physique d'individus, de colonies, ou d'indices de présence (guano, traces d'urine), dans les micro-sites favorables (arbres creux, écorces, bâtis, anfractuosités des ponts, cavités souterraines...).
- Pour les micro-mammifères (rongeurs et insectivores de petite taille): par l'analyse de pelotes de réjection de rapaces nocturnes (parfois rapaces diurnes, corvidés, ardéidés...), ramassées sur le site.

Les modalités d'utilisation des différents milieux présents sur le site d'étude sont discutées (zone d'alimentation, gîte de reproduction, territoire de chasse, axe de déplacement...).

L'inventaire de l'avifaune est basé sur l'observation directe des oiseaux, et sur le recensement des mâles chanteurs (points d'écoute), complété par la détection d'indices de présence sur le site d'étude (nids, oeufs prédatés, plumes, ossements...). Les prospections diurnes sont effectuées préférentiellement dans les trois heures qui suivent le levé du soleil (activité maximale des chanteurs pour la plupart des espèces), et sont complétées par des prospections crépusculaires et nocturnes. Dans la mesure du possible, le statut de chaque espèce sur le site d'étude (de passage, nicheur certain, nicheur probable...), est évalué sur la base des critères habituellement utilisés dans les atlas de répartition (période d'observation, comportement, indices de reproduction...). Les modalités d'utilisation des différents milieux du site (alimentation, reproduction...) sont également étudiés.

Le recensement des amphibiens est réalisé à partir de points d'écoute (reconnaissance des émissions sonores des Anoures), de pêches à l'épuisette (Urodèles, et détection des formes larvaires), et de prospections nocturnes à la lampe. Les pontes, et les formes juvéniles (têtards et larves d'Urodèles) sont prises en compte dans les inventaires. Une attention particulière est portée aux modalités d'accès aux lieux de reproduction, et aux possibilités de dispersion et/ou de colonisation (métapopulation). Selon les régions, l'inventaire de la batrachofaune doit démarer très tôt dans la saison (dès les mois de janvier-février au Sud et dans les zones littorales), et se poursuivre au cours du printemps pour la détection des espèces tardives, et pour évaluer les succès de reproduction des populations.

L'inventaire des reptiles est basé sur des prospections ciblées sur les micro-habitats favorables (murettes, éboulis, talus ensoleillés, berges sèches, abreuvoirs, fontaines, troncs creux, tas de bois, terriers, lisières...), complétées, pour les Ophidiens, par la recherche d'indices de présence (mues). Ces prospections sont effectuées à divers moments de la journée, afin de prendre en compte l'étalement des périodes d'activités selon les espèces, et les différences d'aptitude à la thermorégulation.Une attention particulière est également portée aux possibilités d'interconnexion des micro-habitats entre eux.

Les principaux groupes taxonomiques étudiés en interne sont les odonates (libellules et demoiselles), les lépidoptères rhopalocères et macro-hétérocères (papillons de jour et de nuit), et les orthoptères (criquets, sauterelles, grillons, et espèces proches).

L'inventaire des Odonates est effectué à partir de prospections " à vue " sur l'ensemble du site d'étude. Les milieux secondaires pour les odonates (ex: prairies, vergers, lisières…), même éloignés de l'eau, sont aussi prospectés. Ces milieux jouent en effet un rôle important dans le cycle vital des libellules (" maturation ", chasse). Le comportement des imagos est noté (parade nuptiale, tandem, copulation, ponte, comportement territorial, etc.), et permet de préciser le statut de l'espèce sur le site (reproduction probable, certaine, migration…). Les larves et les exuvies sont également prises en compte, et permettent d'attester le caractère reproducteur des populations présentes sur le site.

L'inventaire des papillons de jour (Rhopalocères) est effectué par prospection "à vue" sur l'ensemble du site, avec, si besoin est, capture au filet pour identification. Les chenilles, et les informations connexes qui s'y rapportent (plantes hôtes, cocons…), sont prises en compte dans l'inventaire, dans la mesure du possible. Le comportement des adultes en vol est également noté lorsqu'il apporte une indication sur le statut local de l'espèce (parade nuptiale, accouplement…).

L'inventaire des papillons de nuit repose, en majorité, sur des séances de chasse nocturne à la lampe, complétées par diverses observations effectuées de jour (adultes ou chenilles posés dans la végétation, espèces à activité diurne). Selon la taille du site, un ou plusieurs postes d'éclairage UV sont disposés dans différents habitats, à distance suffisante pour éviter les interférences. Ces chasses sont répétées aussi régulièrement que possible (au moins une fois par mois), pour prendre en compte l'étalement des périodes de vol des papillons.

L'inventaire des Orthoptères repose sur la détection à la fois visuelle et auditive des espèces. Les milieux sont prospectés " à vue ", si possible lors des heures chaudes et ensoleillées de la journée. Des écoutes crépusculaires et nocturnes complètent ces données. L'emploi d'un détecteur d'ultrasons, et celui d'un enregistreur muni d'une parabole, permettent de déceler les espèces discrètes, et celles qui émettent à la limite de l'audible, ou dans le spectre ultrasonore. La période favorable pour l'inventaire des orthoptères s'étend du milieu du printemps (espèces précoces, observation des formes juvéniles, espèces hivernantes), jusqu'au milieu de l'automne (espèces frondicoles à phénologie tardive), avec un pic pendant les mois les plus chauds (juillet-septembre).

 

Coléoptères

Les principaux groupes de coléoptères pris en compte sont les Chrysomèles et les Charençons (phytophages), les aquatiques (diverses familles inféodées aux milieux humides), les Carabiques (prédateurs chassant au sol), et les Coprophages (groupe indicateur important en zone agropastorale).