Les Snats - Actualités naturalistes

 

Plantes sauvages de Charente-Maritime (mai 2009)

Par Marc Carrière

De l'Angélique des estuaires, protégée par la Comission Européenne, à l'Herbe aux femmes battues, jadis utilisée pour soigner les ecchymoses, des marais et des bois jusqu'aux interstices des murs des villages, les Plantes sauvages de Charente-Maritime nous emmènent dans une promenade botanique richement illustrée. Plus de 200 fiches descriptives permettent de reconnaître les principales espèces du département, et de se familiariser avec le rôle écologique des plantes, au sein de leur habitat naturel.

Connues pour leur travail de conservation du " petit patrimoine iconographique " des villes et des villages de Charente-Maritime, les Editions associatives " Le Passage des Heures " créent à cette occasion leur nouvelle collection " Découv' Verte ".

L'auteur - Marc Carrière -, est Docteur en écologie et réalise depuis plus de 20 ans des inventaires de faune et de flore (site Internet : www.les-snats.com). Il a également collaboré au livre " Les Carrières de Saint-Savinien " publié par les éditions " Le Passage des Heures " en 2007 (site Internet : www.passagedesheures.com).

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Extraits

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Les carrières de Saint-Savinien - Ouvrage collectif sous la dir. de M. Téodosijévic (janvier 2006)

Ce livre consacré aux carrières de pierres savinoises nous apprend pourquoi l'immense réseau de galeries souterraines fait partie intégrante du patrimoine historique et environnemental de la commune de Saint-Savinien. En effet, durant des siècles et des siècles, les Savinois ont exploité le sous-sol, des générations de carriers ont vécu dans les habitations semi-troglodytes longeant la falaise. Au Moyen-Age par exemple, la pierre de Saint-Savinien embarque pour de lointaines destinations, vers le Nord, l'Allemagne, la Belgique où, selon des historiens dignes de foi, elle est employée pour bâtir Saint-Bavon à Gand, Sainte Gudule à Bruxelles. " La principale utilisation de la pierre de Saint-Savinien, indique Jean Libaud dans la présentation de l'ouvrage, provient de sa qualité première: une très grande résistance dans l'eau. Aussi est-elle recherchée pour des ouvrages d'art tel le Pont de Pierre à Bordeaux, les bassins et quais portuaires, à Londres, mais également dans notre région si riche en aménagements maritimes ". Un second chapitre signé Robert Orgé nous permet d'appréhender la vie quotidienne de Julien, jeune " pierreux " travaillant dans l'obscurité des carrières et habitant Saint-Savinien du Port qui s'appela également, sous la Révolution, Carrières-sur-Charente. Vient ensuite la description des caractéristiques géologiques des carrières par Bernard Bourgueil, spécialiste géologue demeurant quai des Fleurs. Les chapitres 3 et 4 sont consacrés à la faune (essentiellement les chauves-souris) avec deux spécialistes: Marc Carrière, consultant Faune et Flore installé à Taillebourg et Philippe Jourde de la Ligue de Protection des Oiseaux qui a suivi le dossier Natura 2000 à Saint-Savinien. Le livre poursuit son exploration avec " Cinq souvenirs d'Albert Brient " liés au quartier des carriers par Michel Téodosijévic, initiateur et coordonateur de ce livre. Enfin, l'exploitation des champignonnières est traitée par Gérard Trélon et Robert Orgé qui utilisent les témoignages des membres de la famille Babin et de ceux de Gaby Marquet-Bertrand.

Les carrières de Saint-Savinien suscitent l'intérêt, attisent l'imaginaire, provoquent la crainte; elles sont un espace " un peu sauvage ", du moins l'un de ceux que l'homme ne domine plus pour en tirer bénéfice.

 

Les Libellules de Charente-Maritime (décembre 2005)

Par Philippe Jourde

Fruit de sept années de prospections, l’inventaire des libellules de Charente-Maritime rassemble près de 26 000 données. Cinquante contributeurs ont inventorié plus de 2 600 localités réparties sur 423 communes. L’inventaire, c’est aussi plus de 3 500 heures de terrain à arpenter les zones humides, 2 700 heures en laboratoire pour identifier plus de 50 000 exuvies, 620 heures d’ordinateur pour saisir, valider, cartographier et analyser toutes les informations collectées. Au final, ce sont des données précises sur la répartition, l’abondance, le cycle biologique et le statut de conservation des 62 espèces identifiées dans le département. C’est aussi l’analyse de la littérature scientifique depuis 1882 et l’inventaire des collections qui concernent la Charente-Maritime. Un portfolio couleur illustre les divers milieux naturels et présente les espèces qui les fréquentent.

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